Ferritine basse : bien plus qu'une simple carence en fer !
- sebdelronge
- 5 août
- 5 min de lecture

Lorsque l'on parle de fer, on pense immédiatement à l'anémie. Pourtant, il est tout à fait possible d'avoir une prise de sang "normale", sans anémie, et de souffrir malgré tout d'un manque de fer.
En consultation, c'est une situation que je rencontre très régulièrement.
Des personnes fatiguées depuis des mois, qui perdent leurs cheveux, manquent de concentration ou souffrent de syndrome des jambes sans repos... alors que leur médecin leur répond que "tout est normal". Dans bien des cas, le problème vient d'une ferritine trop basse.
🧪 Ferritine et fer : quelle différence ?
Le fer circulant dans le sang ne représente qu'une petite partie du fer présent dans l'organisme.
La ferritine, quant à elle, correspond à vos réserves de fer.
On peut donc avoir :
une hémoglobine normale ;
un fer sanguin normal ;
...mais une ferritine très basse.
Autrement dit, l'organisme continue à fonctionner... mais il puise progressivement dans ses réserves. C'est souvent à ce stade que les premiers symptômes apparaissent.
😴 Quels sont les symptômes d'une ferritine basse ?
Une carence en fer ne provoque pas uniquement de la fatigue.
Elle peut également être responsable de :
fatigue physique ou intellectuelle ;
essoufflement à l'effort ;
perte de cheveux ;
ongles cassants ;
difficultés de concentration ;
baisse des performances sportives ;
irritabilité ;
teint pâle.
Ces symptômes apparaissent parfois plusieurs mois avant une véritable anémie.
🧠 Le fer est indispensable au cerveau
Le fer intervient dans de très nombreuses réactions biologiques.
Il participe notamment à la fabrication de plusieurs neurotransmetteurs, dont la dopamine, indispensable à la concentration, à la motivation et au contrôle des mouvements.
C'est pourquoi une ferritine basse est souvent retrouvée chez les personnes souffrant de syndrome des jambes sans repos.
Plus récemment, certains neurologues s'intéressent également au rôle du fer dans certains troubles neurologiques comme les spasmes musculaires ou les tremblements essentiels.
Le fer intervient également dans :
la production d'énergie au niveau des cellules ;
le fonctionnement de la thyroïde ;
le système immunitaire.
🔍 Pourquoi manque-t-on de fer ?
Avant de prendre un complément, il est important de rechercher la cause.
Les plus fréquentes sont :
des règles abondantes ;
la grossesse ;
les dons de sang répétés ;
une alimentation pauvre en fer ;
un régime végétarien ou végétalien mal équilibré ;
une mauvaise absorption digestive.
Cette dernière est souvent sous-estimée. Une hypochlorhydrie, la prise prolongée d'IPP (anti-acides), une infection à Helicobacter pylori, une maladie cœliaque ou encore une inflammation chronique de l'intestin peuvent fortement diminuer l'absorption du fer.
👉 Corriger la cause est tout aussi important que corriger la carence. Je peux bien entendu vous aider en consultation sur cette recherche !
☕ Les erreurs qui empêchent d'absorber le fer
Même avec une bonne alimentation, certains gestes du quotidien peuvent réduire fortement l'absorption du fer.
L'idéal est de prendre un complément de fer à jeun, ou au moins 1 à 2 heures avant ou après un repas, afin d'optimiser son assimilation.
Il est également préférable d'éviter de le prendre en même temps que :
le café ;
le thé ;
les produits laitiers ou les compléments riches en calcium ;
un complément de zinc.
À l'inverse, la vitamine C améliore nettement son absorption. Un simple kiwi, une orange, un demi-pamplemousse ou quelques morceaux de poivron cru consommés en même temps qu'un repas riche en fer peuvent déjà faire la différence.
💊 Quel complément choisir ?
Il existe aujourd'hui plusieurs formes de fer, mieux assimilées et mieux tolérées que les anciens sels de fer.
Mon premier choix dans la plupart des cas.
Il s'agit d'un bisglycinate de fer, une forme très bien absorbée et généralement bien tolérée sur le plan digestif.
Chaque comprimé apporte 45 mg de fer, un dosage particulièrement intéressant en cas de carence, ainsi que 180 mg de vitamine C, qui améliore naturellement son absorption. Il n'est donc généralement pas nécessaire de consommer un fruit riche en vitamine C en même temps.
La spiruline constitue une excellente solution naturelle, notamment lorsque la carence est modérée ou lorsqu'il s'agit de corriger un terrain déficitaire sur le long terme, plutôt que de traiter une carence aiguë.
En plus du fer, elle apporte naturellement :
du magnésium ;
du zinc ;
du calcium ;
de nombreux autres oligo-éléments ;
des protéines ;
de la chlorophylle ;
des vitamines ;
de nombreux antioxydants.
Elle est particulièrement intéressante chez les personnes fatiguées, les sportifs ou celles suivant une alimentation pauvre en produits animaux.
Le Fer Be-Life associe un bisglycinate de fer (14 mg) à plusieurs nutriments qui participent à la formation normale des globules rouges :
Vitamine C (120 mg), qui améliore l'absorption du fer ;
Vitamine B9 (5-MTHF), la forme biologiquement active des folates ;
Vitamine B12 (méthylcobalamine), indispensable à la production des globules rouges et au bon fonctionnement du système nerveux.
Cette formule complète constitue une excellente alternative lorsque la carence en fer s'accompagne d'un déficit en vitamines B.
🛡️ Lactoferrine
Contrairement aux précédents, la lactoferrine n'apporte pas directement une grande quantité de fer.
Cette protéine naturellement présente dans notre organisme participe au transport du fer et favorise sa bonne gestion. Elle peut être particulièrement intéressante lorsque la carence est liée à une inflammation digestive ou à une mauvaise absorption.
🍽️ L'alimentation reste la base
Les meilleures sources de fer sont :
les viandes rouges (avec modération) ;
le boudin noir ;
les abats ;
les fruits de mer.
Les végétaux (lentilles, pois chiches, épinards...) en contiennent également, mais sous une forme moins bien assimilée.
Associer ces aliments à une source de vitamine C (agrumes, kiwi, poivron...) permet d'améliorer leur absorption.
🧪 L'Oligoscan : un regard complémentaire
En complément des analyses sanguines, l'Oligoscan permet d'évaluer la présence et l'assimilation du fer au niveau cellulaire.
Il ne remplace évidemment pas une prise de sang, mais apporte une information complémentaire intéressante, notamment lorsque les symptômes persistent malgré des résultats biologiques peu évocateurs, ou pour suivre l'évolution du terrain nutritionnel au fil du temps.
👉 N'hésitez pas à prendre rendez-vous en consultation pour un bilan Oligoscan
✅ En résumé
Une ferritine basse ne provoque pas uniquement une anémie.
Elle peut être responsable de fatigue chronique, de chute de cheveux, de difficultés de concentration ou encore de troubles neurologiques, parfois alors même que la prise de sang paraît rassurante.
Avant de prendre un complément, il est essentiel d'en rechercher la cause et de choisir une forme de fer bien assimilée.
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📚 Bibliographie & références scientifiques
Beard JL. Iron biology in immune function, muscle metabolism and neuronal functioning. The Journal of Nutrition. 2001.
Camaschella C. Iron-deficiency anemia. New England Journal of Medicine. 2015.
Camaschella C. Iron deficiency. Blood. 2019.
Lopez A, Cacoub P, Macdougall IC, Peyrin-Biroulet L. Iron deficiency anaemia. The Lancet. 2016.
World Health Organization (WHO). Guideline on use of ferritin concentrations to assess iron status in individuals and populations. 2020.
Earley CJ, Connor JR, Allen RP. Iron deficiency and restless legs syndrome. Sleep Medicine. 2014.
Connor JR et al. Altered dopaminergic profile in restless legs syndrome. Brain. 2009.
Hsu YH et al. Comparative Effects between Oral Lactoferrin and Ferrous Sulfate Supplementation on Iron-Deficiency Anemia: A Comprehensive Review and Meta-Analysis of Clinical Trials. Nutrients. 2022.




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